Emplois repère en sécurité privée (Coefficient , grile de salaire)
EMPLOIS REPÈRES EN SÉCURITÉ PRIVÉE
Coefficients, missions, limites
Convention collective nationale des entreprises de prévention et de sécurité (IDCC 1351, brochure n° 3196). Mise à jour au 30 octobre 2026, intégrant l’avenant n° 2 du 26 novembre 2024 (agent cynophile expert) et l’avenant du 3 septembre 2025 relatif aux métiers de la télésurveillance.
SOMMAIRE
1. Cadre conventionnel et principes d’application
1.1 Présentation du texte
1.2 Quand une consigne sort de la fiche : quatre questions
1.3 Les règles à connaître avant de lire les fiches
2. Les emplois repères, filière par filière
2.1 Filière surveillance
2.2 Filière distribution (magasins)
2.3 Filière incendie
2.4 Filière télésurveillance (sécurité électronique)
2.5 Filière aéroportuaire (SSLIA)
3. La réforme de la télésurveillance : bascule des anciens emplois SCT 1 et SCT 2 15
3.1 Tableau de correspondance (synthèse)
3.2 Garanties pour les salariés déjà en poste
3.3 Calendrier
4. Grille des salaires
5. Sources et mise à jour du texte
6. Avertissement et limitation de responsabilité
1. Cadre conventionnel et principes d’application
1.1 Présentation du texte
Ce document reprend l’accord du 26 septembre 2016 relatif aux qualifications professionnelles de la convention collective nationale des entreprises de prévention et de sécurité (IDCC 1351, brochure n° 3196), qui a remplacé l’accord du 1er décembre 2006.
Depuis sa signature, l’accord de 2016 a lui-même été modifié à plusieurs reprises. Deux avenants changent directement le contenu des fiches métiers et des coefficients traités dans ce document : l’avenant n° 2 du 26 novembre 2024, étendu et en vigueur depuis le 1er juin 2025, qui crée le métier d’agent de sécurité cynophile expert (coefficient 190) ; et l’avenant du 3 septembre 2025 relatif aux métiers de la télésurveillance, étendu par arrêté du 6 février 2026 et en vigueur depuis le 1er mars 2026, qui supprime les fiches « opérateur SCT 1 » et « opérateur SCT 2 » et les remplace par onze nouveaux emplois repères. Ce document intègre ces deux avenants.
Les coefficients indiqués sont des minima conventionnels : un salarié peut être classé plus haut au regard de ses missions réelles, jamais plus bas.
1.2 Quand une consigne sort de la fiche : quatre questions
Une consigne du client ou de l’employeur peut sortir du contenu d’une fiche sans que ce soit pour autant irrégulier : les fiches ne décrivent pas de façon exhaustive l’ensemble des tâches d’un métier (art. 3.2). Quatre questions aident à situer une tâche qui ne figure pas explicitement dans la fiche.
• La tâche relève t'elle de l’observation et de l’alerte ?
– Observer, relever, alerter, consigner relève de la surveillance. Les fiches métiers évoquent systématiquement les rondes, le traitement des anomalies, la levée de doute, l’alerte et le compte rendu : une tâche de ce type reste, en principe, dans le périmètre normal de l’agent.
• La tâche consiste-t-elle à agir sur une installation ?
– Remettre un équipement en marche, le réparer ou l’entretenir se rapproche de la maintenance, que l’art. 3.1 distingue expressément de la mission de l’agent de sécurité. Les fiches « incendie » précisent que l’intervention de première urgence ne se substitue jamais à celle des spécialistes.
• La tâche figure t'elle dans la fiche d’un coefficient supérieur ?
– Exemple : les interventions sur fuites et inondations relèvent de la fiche de l’équipier d’intervention incendie industriel (coefficient 150). Si le salarié exerce effectivement cette mission, les art. 3.3 et 3.4 (coefficient le plus élevé en cas de pluralité de métiers) peuvent être invoqués pour obtenir la requalification correspondante.
• L’agent a-t-il reçu la formation, l’habilitation et les moyens prévus ?
– L’art. 4.2 interdit l’affectation à un emploi repère sans la formation prévue par la fiche correspondante. En cas de danger grave et imminent, le droit de retrait — rappelé dans la formation de base — reste pleinement applicable, quelle que soit la mission confiée.
1.3 Les règles à connaître avant de lire les fiches
• Le libellé du bulletin de paie l’emporte (art. 2).
– Tout salarié qui accomplit les missions d’un emploi repère doit recevoir l’appellation prévue sur son contrat de travail et son bulletin de paie.
Cette appellation prime sur celle utilisée par le client ou par l’entreprise de sécurité elle-même.
• Un lien direct avec la protection des biens et des personnes (art. 3.1).
– Les missions confiées ne doivent pas être confondues avec des tâches administratives, logistiques, d’entretien ou de confort, normalement dévolues au personnel du client ou à d’autres sous-traitants spécialisés.
• Les fiches ne sont pas exhaustives (art. 3.2).
– Elles décrivent les rôles et missions essentiels permettant de fixer la classification, pas la liste complète de ce que fait un agent au quotidien.
C’est précisément ce qui crée la zone grise en pratique, et ce que les quatre questions ci-dessus permettent d’éclairer.
• Le coefficient suit les missions réellement confiées (art. 3.3).
– Dès qu’un salarié met en œuvre une ou plusieurs missions spécifiques d’une fiche, il relève du coefficient correspondant, indépendamment de l’intitulé figurant sur son contrat.
La formation requise par le poste doit commencer avant la fin de la période d’essai, à l’initiative de l’employeur.
• Pluralité de métiers : le coefficient le plus élevé s’applique (art. 3.4).
– Que les métiers soient exercés simultanément ou en alternance, c’est le coefficient le plus élevé parmi ceux correspondant aux missions réellement exercées qui doit être appliqué.
• Pas d’affectation sans la formation prévue (art. 4.2).
– Un salarié embauché après l’entrée en vigueur de l’accord ne peut pas être affecté à un emploi repère s’il n’a pas reçu les formations prévues par la fiche correspondante. Une attestation récapitulative (dates, durées, organisme) doit lui être remise.
• Remplacement temporaire dans un poste supérieur (art. 3.5).
– L’article 3 de l’annexe IV de la convention collective s’applique. Pour le passage d’agent qualifié à agent confirmé, la fiche I.2 prévoit un différentiel de rémunération dès le premier jour de remplacement.
2. Les emplois repères, filière par filière
2.1 Filière surveillance
2.1.1 Agent de sécurité qualifié - coefficient 120
fiche I.1
• Missions essentielles : Accueil et contrôle d’accès ; surveillance générale (rondes, traitement des anomalies, gestion des alarmes) ; sécurité technique et incendie de base ; secours aux personnes, protection et alerte en cas d’accident.
• Limites et points d’attention : Aucune confusion avec des tâches administratives, logistiques, d’entretien ou de confort. En sécurité technique, la fonction d’alerte et d’intervention de première urgence ne se substitue jamais aux contrôles et interventions des spécialistes. L’accompagnement des personnes à mobilité réduite est exclu de cette fiche.
• Formation : Formation conventionnelle de base (cadre juridique, missions, communication, sécurité incendie et EPI) et formation pratique sur site.
2.1.2 Agent de sécurité confirmé - coefficient 130
fiche I.2
• Missions essentielles : Relève de ce niveau l’agent qualifié affecté régulièrement à un poste exigeant au moins une formation supplémentaire à la formation de base, à la formation pratique, à l’habilitation électrique et au secourisme (par exemple : équipier de seconde intervention, prévention de risques chimiques, nucléaires ou mécaniques spécifiques), ou l’agent qualifié titulaire du CAP prévention sécurité employé depuis au moins six mois dans l’entreprise.
• Limites et points d’attention : Le critère déterminant est la formation que le poste exige, contractuellement, réglementairement ou par norme professionnelle — pas l’intitulé du poste. L’agent qualifié qui remplace un confirmé perçoit le différentiel de rémunération dès le premier jour.
• Formation : La formation supplémentaire exigée par le poste occupé.
2.1.3 Agent de sécurité chef de poste - coefficient 140
fiche I.4
• Missions essentielles : En complément de ses missions d’agent, veille à la bonne exécution de la prestation des agents qu’il coordonne et à l’application des consignes. Peut donner un avis sur l’adéquation des agents affectés et remonter à sa hiérarchie les besoins et observations du client.
• Limites et points d’attention : Sans pouvoir hiérarchique. Toute mission répondant au moins à cette définition donne droit au coefficient, quelle que soit l’appellation utilisée par l’employeur.
• Formation : Pas de fiche de formation propre à ce métier repère.
2.1.4 Agent de sécurité cynophile — coefficient 140
fiche I.3
• Missions essentielles : Équipe maître-chien : rondes de surveillance, contrôle de sites et de périmètres, actions de sauvegarde, levée de doute sur alarme, détection de personnes, d’objets ou de produits.
• Limites et points d’attention : Usage du chien préventif et dissuasif ; en cas d’intrusion ou d’agression, uniquement dans le cadre de la légitime défense. Chien tenu en laisse (et muselière selon la catégorie) dans les lieux publics. Si les missions recoupent celles d’un agent mobile, la fiche « mobile » s’applique également.
• Formation : Six modules pour la spécialité « protection », cinq pour la spécialité « détection » (sans le module « défense du maître »).
2.1.5 Agent de sécurité cynophile expert - coefficient 190
annexe I.25, créée par l’avenant n° 2 du 26 novembre 2024, en vigueur depuis le 1er juin 2025
• Description : Nouveau métier repère : forme avec son chien un binôme « humain-canidé » exploitant les qualités olfactives de l’animal, pour des activités de détection (explosifs, billets, autres biens ou substances). À la date de signature de l’avenant, seule la détection cynophile d’explosifs est réglementée (livre VI du code de la sécurité intérieure) ; elle se déroule sous l’autorité d’une personne ou entité compétente, hors sites aéroportuaires.
• Missions essentielles : Constituer et entretenir le binôme avec son chien ; identifier l’état physique et psychologique de l’animal avant chaque mission ; respecter scrupuleusement les procédures et protocoles applicables à l’environnement de travail ; réagir rapidement en situation problématique et savoir transférer la prestation aux forces de sécurité intérieure lorsque c’est nécessaire ; rendre un compte rendu circonstancié après chaque transfert ou en fin de mission.
• Limites et points d’attention : Le chien peut appartenir à l’agent ou à l’entreprise qui l’emploie ; il reste tenu en laisse et sous la surveillance constante de son conducteur. Sont exclus les chiens de race molossoïde non soumis au travail par la société centrale canine, ainsi que les chiens de première catégorie au sens de la loi n° 99-5 du 6 janvier 1999. Le bien-être animal (cinq libertés fondamentales issues de la loi du 30 novembre 2021 : absence de faim, de soif, d’inconfort, de douleur et de peur) est une obligation de l’agent, sous peine de sanctions.
• Formation : Carte professionnelle du CNAPS à jour des formations initiales et continues ; pour la détection d’explosifs, certifications et cartes professionnelles spécifiques requises par la réglementation en vigueur.
2.1.6 Agent de sécurité mobile - coefficient 140
fiche I.5
• Missions essentielles : Rondes à horaires variables ou non, sur plusieurs sites ; interventions sur alarme dans le cadre de la télésécurité : levée de doute, détection de l’origine de l’alarme, alerte des personnes ou services concernés, actions de sauvegarde, compte rendu à la hiérarchie et au client (fiche de visite).
• Limites et points d’attention : Instructions impératives : assurer sa propre sécurité (respect du code de la route), ne pas mettre en péril la sécurité d’autrui. L’employeur doit fournir un véhicule non banalisé en bon état, un moyen de communication et un cahier de consignes par site.
• Formation : Six axes : matériel de détection (alarmes techniques, niveau d’eau, mise en sécurité), sécurité routière, ronde et intervention, habilitation électrique H0B0, habilitation mécanique M0 (hauteur, risques thermiques, espace confiné), SST. Recyclage annuel de 14 heures.
2.1.7 Agent de sécurité filtrage - coefficient 140
fiche I.9
• Missions essentielles : Empêcher l’introduction d’objets illicites dans une zone définie : interprétation des informations des appareils de contrôle, contrôle de concordance entre l’objet et son convoyeur, levée de doute.
• Limites et points d’attention : Hors zone de sûreté aéroportuaire. Alerte les services compétents dès que l’intervention dépasse ses prérogatives. N’exécute les consignes d’un tiers qu’avec l’approbation de sa propre hiérarchie.
• Formation : Utilisation du magnétomètre et du portique, accueil des personnes contrôlées, contrôle visuel et palpation.
2.1.8 Agent de sécurité opérateur filtrage - coefficient 150
fiche I.10
• Missions essentielles : Missions de l’agent de filtrage, complétées par la visualisation et l’interprétation d’images radioscopiques.
• Limites et points d’attention : Lorsqu’il intervient seul, doit être en mesure d’accomplir également les missions de l’agent de filtrage.
• Formation : Formation filtrage, complétée par l’imagerie radioscopique et la protection contre les rayonnements ionisants.
2.2 Filière distribution (magasins)
2.2.1 Agent de sécurité magasin, prévention vols - coefficient 130
fiche I.6
• Missions essentielles : Lutter contre la démarque inconnue en identifiant les personnes suspectées de vol à l’intérieur de la surface de vente, prévenir et confirmer à l’agent « entrée-sortie », rédiger un rapport, renseigner la main courante.
• Limites et points d’attention : Ne vérifie ni les moyens de paiement ni les pièces d’identité. Ne doit exercer aucune autre mission que celles de la fiche. Pas d’uniforme obligatoire.
• Formation : Tronc commun de la filière distribution (notion de vol, flagrant délit, interpellation, gestion des situations conflictuelles).
2.2.2 Agent de sécurité magasin, vidéo - coefficient 130
fiche I.7
• Missions essentielles : Observation, détection et prévention dans le magasin et ses annexes, dans la limite du périmètre vidéosurveillé ; surveillance prioritaire des opérations de transport de fonds ; information des représentants du client ; rapport et main courante.
• Limites et points d’attention : Limité strictement au périmètre vidéosurveillé. Uniforme obligatoire.
• Formation : Tronc commun distribution, complété par un module vidéo (cadre réglementaire, durée de conservation, formation pratique sur le matériel).
2.2.3 Agent de sécurité magasin, arrière-caisse - coefficient 140
fiche I.8
• Missions essentielles : Test du système antivol avant chaque ouverture, contrôle d’accès aux entrées et sorties, vérification du passage aux terminaux de paiement, surveillance préventive et dissuasive, rapport.
• Limites et points d’attention : Ne participe à l’interpellation qu’en cas de flagrant délit et en présence d’un représentant du client (art. 73 du code de procédure pénale) ; en son absence, la mission reste exclusivement préventive et dissuasive. Seule la direction du client décide d’appeler les forces de l’ordre et est habilitée à déposer plainte. Aucune autre mission que celles de la fiche.
• Formation : Tronc commun de la filière distribution.
Article 73 du code de procédure pénale — Dans les cas de crime flagrant ou de délit flagrant puni d’une peine d’emprisonnement, toute personne a qualité pour en appréhender l’auteur et le conduire devant l’officier de police judiciaire le plus proche.
2.3 Filière incendie
2.3.1 Agent des services de sécurité incendie (SSIAP 1) - coefficient 140
fiche I.11
• Missions essentielles : Prévention des incendies, sensibilisation du personnel, entretien élémentaire des moyens de sécurité incendie, alerte et accueil des secours, évacuation du public, intervention précoce, assistance à personnes, exploitation du poste central de sécurité incendie (ERP et IGH).
• Limites et points d’attention : Ces agents ne doivent jamais être distraits de leurs fonctions de sécurité et de maintenance par des tâches ou missions annexes sans rapport direct avec celles-ci.
• Formation : Formation réglementée SSIAP 1.
2.3.2 Chef d’équipe des services de sécurité incendie (SSIAP 2) - coefficient AM 150
fiche I.12
• Missions essentielles : Management de l’équipe, formation du personnel, prévision technique (tableaux de signalisation, permis de feu), direction du poste de sécurité lors des sinistres.
• Limites et points d’attention : Même règle que pour le SSIAP 1 : pas de tâches annexes sans rapport direct avec la fonction.
• Formation : Formation réglementée SSIAP 2.
2.3.3 Chef de service de sécurité incendie (SSIAP 3) - coefficient AM 235
fiche I.13
• Missions essentielles : Direction, organisation et gestion du service de sécurité incendie et d’assistance à personnes ; conseil et avis au chef d’établissement ; suivi réglementaire et relations avec la commission de sécurité ; encadrement et formation des équipes.
• Limites et points d’attention : Missions encadrées par la réglementation ERP et IGH (référentiel SSIAP 3).
• Formation : Diplôme SSIAP 3. Recyclage incendie tous les trois ans, recyclage secourisme tous les deux ans.
2.3.4 Agent de prévention et de protection incendie industriel - coefficient 140
fiche I.14
• Missions essentielles : En milieu industriel : contrôle des permis de feu et des autorisations de travail, accueil sécurité des prestataires, gestion des alarmes incendie et techniques, rondes de prévention, essais du matériel, alerte et intervention de première urgence, mise en sécurité des personnes.
• Limites et points d’attention : L’intervention de première urgence (notamment sur RIA) n’est déclenchée que si les moyens humains adaptés sont réunis.
• Formation : Formation d’équipier d’intervention (appareil respiratoire isolant, exercices en atmosphère enfumée), complétée selon la nature du site.
2.3.5 Équipier d’intervention incendie industriel - coefficient 150
fiche I.15
• Missions essentielles : Prévention, évacuation, lutte contre un début d’incendie, premiers secours, vérification des matériels et des réseaux d’eau, interventions sur détection incendie ou gaz, fuites, inondations, ascenseurs bloqués, intempéries, remise en service des dispositifs de sécurité à réarmement manuel.
• Limites et points d’attention : Placé sous l’autorité d’un chef d’équipe.
• Formation : Formation spécifique au site et exercices réguliers.
2.3.6 Chef d’équipe de prévention incendie industriel - coefficient AM 150
fiche I.16
• Missions essentielles : Responsable fonctionnel et opérationnel des agents et équipiers ; planification des agents, plannings de travaux, consignes de sécurité, statistiques, besoins logistiques du site.
• Limites et points d’attention : Responsable du travail hiérarchique direct de l’équipe qu’il dirige.
• Formation : Maintien de la formation de l’équipe, exercices d’évacuation et d’intervention.
2.4 Filière télésurveillance (sécurité électronique)
Depuis le 1er mars 2026, les anciennes fiches « agent de sécurité opérateur SCT 1 » (coefficient 140, ex-annexes I.17 et I.17.1) et « agent de sécurité opérateur SCT 2 » (coefficient AM 150, ex-annexes I.18 et I.18.1) sont supprimées. L’avenant du 3 septembre 2025 les remplace par onze nouveaux emplois repères, de l’agent d’exploitation au cadre, répartis en deux nouvelles annexes I.17 et I.18. Les entreprises disposaient d’une période de transition de six mois à compter de l’entrée en vigueur pour reclasser leurs salariés ; cette période est aujourd’hui achevée (voir § 3).
2.4.1 Employé administratif en station de télésurveillance - coefficient 130
annexe I.17.a
• Description : Saisit les informations communiquées par le client (notamment les consignes) et en vérifie la complétude ; réceptionne les appels entrants et réalise des appels sortants selon les procédures.
• Missions essentielles : Réception et saisie des appels entrants ; vérification de la conformité des informations avec la fiche client ; transfert vers les services concernés hors de son niveau d’accréditation ; tâches administratives de compte rendu.
• Limites et points d’attention : Ne gère en aucun cas les alarmes et ne traite pas les tâches des opérateurs de télésurveillance. Doit être titulaire d’une autorisation d’entrée du CNAPS pendant sa formation ; dès l’obtention de la carte professionnelle « agent de télésurveillance », il passe automatiquement opérateur de télésurveillance de niveau 1.
• Accès / profil : Aucun prérequis.
2.4.2 Opérateur de télésurveillance de niveau 1 - coefficient 140
annexe I.17.b
• Description : Agent posté en station de télésurveillance, capable d’exécuter les activités de l’employé administratif. Assure le traitement des alarmes émises par les équipements installés chez les clients.
• Missions essentielles : Levée de doute à réception d’une alarme selon les procédures et la réglementation en vigueur ; vérification de l’habilitation de l’interlocuteur ; déclenchement d’une intervention sur site ou des services compétents selon les consignes ; comptes rendus, prise en compte de consignes et rondes ponctuelles ; signalement des anomalies.
• Limites et points d’attention : Ne peut pas accompagner de nouvel entrant.
• Formation : Titulaire d’une carte professionnelle « agent de télésurveillance » du CNAPS en cours de validité.
2.4.3 Opérateur de télésurveillance de niveau 2 - coefficient 150
annexe I.17.c
• Description : Exécute les activités de l’opérateur de niveau 1. Déclenche et pilote l’intervention d’un agent de sécurité sur site, ou oriente à distance un technicien ; réalise à distance des actions techniques sur le site du client.
• Missions essentielles : Mêmes missions que le niveau 1, complétées par : mise en maintenance partielle ou totale d’un site, contrôle à distance du bon fonctionnement des systèmes vidéo et d’alarme, accompagnement volontaire de nouveaux entrants, bilan d’intervention auprès du client.
• Limites et points d’attention :
• Accès / profil : Expérience d’au moins 1 607 heures de travail effectif en tant qu’opérateur de niveau 1.
2.4.4 Opérateur de télésurveillance de niveau 3 - coefficient 160
annexe I.17.d
• Description : Exécute les activités de l’opérateur de niveau 2 et assure le traitement exhaustif des alarmes ; assiste à distance un technicien sur site ; établit le bilan des traitements.
• Missions essentielles : Mêmes missions que le niveau 2, complétées par : mise en place d’actions correctives, extraction de données sur demande, établissement de rapports de télésurveillance, saisie de consignes clients validées en interne.
• Limites et points d’attention :
• Accès / profil : Expérience d’au moins 1 607 heures de travail effectif en tant qu’opérateur de niveau 2.
2.4.5 Opérateur de télésurveillance de niveau 4 - coefficient AM 160
annexe I.18.b
• Description : Exécute les activités de l’opérateur de niveau 3 ; favorise le fonctionnement de l’activité par son expertise métier et accompagne le développement du service.
• Missions essentielles : Mêmes missions que le niveau 3, complétées par : formation initiale des opérateurs de niveaux 0 et 1, rédaction de documents ou modules de formation, évaluation de la montée en compétence des apprenants, continuité partielle de l’activité en l’absence exceptionnelle du manager.
• Limites et points d’attention :
• Accès / profil : Expérience d’au moins 1 607 heures de travail effectif en tant qu’opérateur de niveau 3, ou avoir exercé le métier d’agent de sécurité opérateur SCT 2 avant la réforme.
2.4.6 Coordinateur de prestations humaines - coefficient 150
annexe I.17.e
• Description : Autres appellations : gestionnaire surveillance humaine, coordinateur de sécurité physique. Prend en compte les besoins en ressources humaines des clients et s’assure de leur bonne programmation par les prestataires de surveillance humaine référencés. Travaille en journée, hors contrainte d’immédiateté.
• Missions essentielles : Gestion du stock virtuel des moyens d’accès ; transmission des commandes aux prestataires ; suivi de la bonne réalisation des prestations ; traitement des réclamations et des écarts de premier niveau ; validation de la préfacturation.
• Limites et points d’attention :
• Accès / profil : Carte professionnelle CNAPS valide ; dispose d’un délai de six mois pour obtenir la carte « agent de télésurveillance ».
2.4.7 Gestionnaire technique de niveau 1 - coefficient 160
annexe I.17.f
• Description : Autres appellations : opérateur ou agent ou support technique. En relation avec les techniciens chargés de l’installation et de la maintenance des dispositifs de sécurité sur les sites clients. Placé sous la responsabilité du superviseur de salle.
• Missions essentielles : Création des transmetteurs et stockeurs vidéo dans les outils de gestion ; saisie des données de raccordement ; réalisation et contrôle des essais avec l’installateur ; mise à jour de la fiche site ; préparation des procès-verbaux de réception.
• Limites et points d’attention :
• Accès / profil : Carte professionnelle « agent de télésurveillance » du CNAPS valide ; aucun prérequis d’expérience.
2.4.8 Gestionnaire technique de niveau 2 - coefficient AM 160
annexe I.18.a
• Description : Autre appellation : opérateur de raccordement, support technique. Saisit les informations complexes communiquées par le client. Placé sous la responsabilité du superviseur de salle.
• Missions essentielles : Missions du niveau 1, complétées par : relation de second niveau avec prestataires et fournisseurs, prise en charge des situations complexes, identification des besoins en compétences des gestionnaires de niveau 1, médiation en cas de situations émotionnelles délicates avec les clients.
• Limites et points d’attention :
• Accès / profil : Deux années d’expérience de 1 607 heures de travail effectif chacune en tant que gestionnaire technique de niveau 1.
2.4.9 Superviseur de salle - coefficient AM 170
annexe I.18.c
• Description : Autres appellations : superviseur de salle, chef de salle. Assure, en relation permanente avec le chef de centre, le bon fonctionnement et l’exploitation du centre.
• Missions essentielles : Application rigoureuse des consignes clients et des règles internes ; animation et évaluation de l’équipe ; réalisation des tests APSAD (groupe électrogène, onduleurs…) ; suppléance ponctuelle des opérateurs et gestionnaires techniques ; proposition de planning à la hiérarchie.
• Limites et points d’attention :
• Accès / profil : Au moins une année d’expérience de 1 607 heures de travail effectif dans l’un des métiers de la télésurveillance.
2.4.10 Chef de centre de télésurveillance - coefficient cadre 300
annexe I.18.d
• Description : Autre appellation : chef de station. Assure la gestion et l’animation d’un centre de télésurveillance, sous la responsabilité d’un directeur d’exploitation ou du directeur général.
• Missions essentielles : Recrutement et formation des salariés du centre ; encadrement et animation de l’équipe ; garantie du respect de la réglementation et de la convention collective ; relation clients (suivi, conseil, gestion des incidents) ; suivi technique et administratif du centre jusqu’à la facturation.
• Limites et points d’attention :
• Accès / profil : Niveau 4 (baccalauréat) et au moins deux années d’expérience de 1 607 heures de travail effectif chacune dans l’un des métiers de la télésurveillance.
2.4.11 Directeur des opérations de télésurveillance - coefficient cadre 400
annexe I.18.e
• Description : Autre appellation : directeur d’exploitation. Assure la direction de l’activité télésurveillance, sous la responsabilité du dirigeant de l’entreprise ; encadre les chefs de centre.
• Missions essentielles : Représentation du métier en interne et en externe (clients, forces de l’ordre, fournisseurs, CNPP) ; définition des moyens pour atteindre les objectifs fixés ; pilotage des centres (qualité, continuité de service, rentabilité, conditions de travail) ; veille technologique et politique salariale de l’activité.
• Limites et points d’attention :
• Accès / profil : Niveau 5 académique, ou au moins trois années d’expérience de 1 607 heures de travail effectif chacune dans l’un des métiers de la télésurveillance.
2.5 Filière aéroportuaire — sauvetage et lutte contre l’incendie des aéronefs (SSLIA)
2.5.1 Pompier d’aérodrome - coefficient 150
fiche I.19
• Missions essentielles : Sauvetage et lutte contre l’incendie des aéronefs au sein du service de sauvetage et de lutte contre l’incendie des aéronefs (SSLIA) ; intervention sur tout incident mettant en péril les personnes et les biens en zone d’aérodrome.
• Limites et points d’attention : Agrément individuel délivré par les autorités de tutelle, indispensable à l’exercice du métier.
• Formation : Formation réglementée (normes techniques SSLIA).
2.5.2 Pompier d’aérodrome, chef de manœuvre - coefficient AM 185
fiche I.20
• Missions essentielles : Commandement opérationnel, instruction et entraînement de l’équipe, conduite des interventions, traçabilité opérationnelle.
• Limites et points d’attention : Agrément individuel exigé.
• Formation : Formation réglementée (normes techniques SSLIA).
2.5.3 Responsable SSLIA - coefficient AM 235
fiche I.21
• Missions essentielles : Application de la réglementation relative au sauvetage et à la lutte contre l’incendie des aéronefs ; encadrement des moyens humains et matériels ; missions opérationnelles et administratives du service.
• Limites et points d’attention : Agrément individuel exigé.
• Formation : Formation réglementée (normes techniques SSLIA).
(†) Ces trois coefficients proviennent de la liste de l’accord du 1er décembre 2006 ; leur structure a été reprise par l’accord de 2016, mais le libellé exact de l’annexe I version 2016 n’a pas pu être revérifié mot pour mot dans le cadre de cette mise à jour. À confirmer sur la fiche correspondante avant toute utilisation en négociation ou en contentieux. La filière aéroportuaire de l’annexe 8 (agent d’exploitation de sûreté 150, profileur 160, opérateur de sûreté qualifié 160, confirmé 175 dans la version 2006) n’est pas détaillée dans ce document, pas plus que les fiches « nucléaires » (agent de sécurité nucléaire, chef de poste, chef de site) de l’accord de 2016.
3. La réforme de la télésurveillance : bascule des anciens emplois SCT 1 et SCT 2
L’avenant du 3 septembre 2025 organise le passage des salariés déjà en poste sur les anciens emplois SCT 1 et SCT 2 vers l’un des onze nouveaux emplois repères de la télésurveillance. Cette bascule est impérative et obéit à des règles protectrices précises, utiles à connaître en conseil du salarié.
3.1 Tableau de correspondance (synthèse)
• Ancien opérateur SCT 1 (coefficient 140) → opérateur de télésurveillance de niveau 1 (140), de niveau 2 (150) ou de niveau 3 (160), selon l’emploi réellement exercé.
• Ancien opérateur SCT 1 (coefficient 140) → opérateur de télésurveillance de niveau 4, avec passage au statut agent de maîtrise (coefficient AM 160), si l’emploi exercé correspond à cette fiche.
• Ancien opérateur SCT 2 (agent de maîtrise, coefficient 150) → opérateur de télésurveillance de niveau 4 (AM 160), gestionnaire technique (AM 160) ou superviseur de salle (AM 170), selon l’emploi réellement exercé.
3.2 Garanties pour les salariés déjà en poste
• L’employeur doit analyser l’adéquation entre l’emploi réellement exercé par le salarié et le contenu des nouvelles fiches métiers, puis notifier par écrit à chaque salarié concerné son rattachement, son statut et son coefficient.
• Un salarié dont le coefficient était déjà supérieur à celui de l’emploi repère de rattachement conserve ce coefficient supérieur : le tableau de correspondance ne fixe que des minima.
• Le rattachement à un nouvel emploi repère ne peut en aucun cas entraîner une baisse de rémunération.
• Un changement de coefficient à la hausse ou un changement de statut constitue une modification du contrat de travail, soumise à l’accord préalable écrit du salarié (en général par avenant au contrat). Un simple changement d’intitulé de poste, sans changement de coefficient ni de statut, n’en constitue pas une.
• Le salarié dispose d’un mois, à compter de la notification de son rattachement, pour demander par écrit des explications à son employeur ; l’employeur dispose à son tour d’un mois pour répondre. En cas de désaccord persistant, la commission nationale paritaire de conciliation et d’interprétation de la convention collective peut être saisie.
• Le CSE (ou, dans les entreprises de 11 à 49 salariés, la délégation du personnel) devait être informé et consulté sur les modalités de mise en œuvre avant le rattachement effectif des salariés.
3.3 Calendrier
La période de transition a débuté le 1er mars 2026 (entrée en vigueur de l’avenant) pour une durée de six mois, soit jusqu’au 1er septembre 2026. À la date du présent document, toutes les entreprises relevant du champ d’application doivent donc avoir mis en œuvre, de manière effective, le rattachement de leurs salariés de télésurveillance aux nouveaux emplois repères. Un salarié dont le reclassement n’aurait toujours pas eu lieu, ou aurait eu lieu sans respecter les garanties ci-dessus, dispose d’un motif de contestation.
4. Grille des salaires minima par coefficient
Les montants ci-dessous sont les salaires minima conventionnels bruts mensuels (base 151,67 heures, soit 35 h/semaine), tels que fixés par l’accord collectif triennal du 25 septembre 2023 relatif aux revalorisations salariales pour 2024, 2025 et 2026 (étendu par arrêté du 20 décembre 2023), pour la grille applicable depuis le 1er janvier 2026 — dernière tranche de cet accord à ce jour. Ils ne couvrent que les coefficients utilisés dans les fiches métiers ci-dessus ; d’autres coefficients existent dans la convention collective. Rappel : le salaire effectivement dû est le plus favorable entre ce minimum conventionnel et le SMIC en vigueur à la date de versement, le SMIC étant réévalué indépendamment de cet accord.
4.1 Agents d’exploitation, employés et techniciens
• Coefficient 120 (Niveau 2, échelon 2) : 1 883,85 € brut mensuel minimum.
• Coefficient 130 (Niveau 3, échelon 1) : 1 908,54 € brut mensuel minimum.
• Coefficient 140 (Niveau 3, échelon 2) : 1 965,78 € brut mensuel minimum.
• Coefficient 150 (Niveau 3, échelon 3) : 2 039,33 € brut mensuel minimum.
• Coefficient 160 (Niveau 4, échelon 1) : 2 152,09 € brut mensuel minimum.
• Coefficient 190 (Niveau 4, échelon 3) : 2 502,06 € brut mensuel minimum.
4.2 Agents de maîtrise
• Coefficient AM 150 (Niveau 1, échelon 1) : 2 234,30 € brut mensuel minimum.
• Coefficient AM 160 (Niveau 1, échelon 2) : 2 357,77 € brut mensuel minimum.
• Coefficient AM 170 (Niveau 1, échelon 3) : 2 480,93 € brut mensuel minimum.
• Coefficient AM 185 (Niveau 2, échelon 1) : 2 666,29 € brut mensuel minimum.
• Coefficient AM 235 (Niveau 3, échelon 1) : 3 282,88 € brut mensuel minimum.
4.3 Cadres
• Coefficient Cadre 300 (Position I) : 2 968,47 € brut mensuel minimum.
• Coefficient Cadre 400 (Position II-A) : 3 756,63 € brut mensuel minimum.
Les coefficients de la filière aéroportuaire (150, AM 185, AM 235 — voir § 2.5) correspondent aux mêmes minima que ceux indiqués ci-dessus pour ces coefficients ; le point d’attention signalé dans la fiche porte sur le libellé exact de l’emploi repère dans la version 2016, pas sur le montant du minimum salarial.
Source : accord collectif triennal du 25 septembre 2023 relatif aux revalorisations salariales pour 2024, 2025 et 2026, convention collective nationale des entreprises de prévention et de sécurité (IDCC 1351), étendu par arrêté du 20 décembre 2023. Grille 2026 (troisième revalorisation, +2,8 %), en vigueur depuis le 1er janvier 2026.
5. Sources et mise à jour du texte
Ce document ne remplace ni la lecture du texte complet, ni l’avis d’un conseiller du salarié ou d’un avocat sur une situation précise. Avant de s’appuyer sur un article, vérifiez qu’aucun avenant postérieur au 30 octobre 2026 n’a modifié l’accord.
• Accord du 26 septembre 2016 relatif aux qualifications professionnelles, annexes I (fiches métiers et formations) et II (classification), convention collective nationale des entreprises de prévention et de sécurité, IDCC 1351.
• Accord du 1er décembre 2006 relatif aux qualifications professionnelles des métiers de la prévention-sécurité (remplacé par l’accord de 2016), utilisé pour les coefficients de la filière aéroportuaire marqués (†).
• Avenant n° 2 du 26 novembre 2024 à l’accord du 26 septembre 2016, étendu par arrêté du 15 mai 2025 (JORF du 31 mai 2025), en vigueur depuis le 1er juin 2025 — création de l’annexe I.25 « Agent de sécurité cynophile expert ».
• Avenant du 3 septembre 2025 à l’accord du 26 septembre 2016 (métiers de la télésurveillance), étendu par arrêté du 6 février 2026 (JORF du 12 février 2026), en vigueur depuis le 1er mars 2026 — suppression des fiches « opérateur SCT 1 » et « opérateur SCT 2 » et création de onze nouveaux emplois repères (annexes I.17.a à I.17.f et I.18.a à I.18.e).
• Article 73 du code de procédure pénale (droit d’interpellation en cas de crime ou délit flagrant puni d’une peine d’emprisonnement).
6. Avertissement et limitation de responsabilité
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Le droit du travail évolue en permanence (lois, décrets, conventions collectives, jurisprudence). Malgré le soin apporté à la rédaction de ce document, certaines informations peuvent être incomplètes, imprécises ou devenir obsolètes. Les décisions de justice citées le sont à titre d’illustration et doivent être vérifiées auprès des sources officielles, notamment sur Légifrance et le site de la Cour de cassation, afin de s’assurer qu’elles sont toujours en vigueur et n’ont pas fait l’objet d’une évolution jurisprudentielle. Les modèles de courriers et de formules sont fournis à titre d’exemples et doivent être adaptés à chaque situation.
Chaque situation étant particulière, aucune information contenue dans ce document ne peut remplacer l’analyse individualisée d’un dossier tenant compte des faits, des preuves, du contrat de travail, de la convention collective applicable et des circonstances propres à chaque affaire.
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